samedi 31 janvier 2009

On est bien, dans Mifune. Quand il était sorti, je n'étais pas allé le voir, un peu las des films Dogme, même si le titre m'avait interpellé, un peu à la façon du Japón de Carlos Reygadas. Je le retrouve à 5 euro 90 chez le soldeur au coin de la rue et c'est une réelle très bonne surprise. Le seul grand défaut du film est de ne pas durer une heure de plus. On aimerait que ça continue, après, ou bien que les scènes soient plus longues, que ça décolle comme chez Cassavetes ou Rozier, même si ce n'est peut-être pas comparable, car c'est un film assez sage, découpé de façon assez classique finalement, alors qu'on s'attendait à quelque chose d'anarchique, de plus fou. Mais on est bien, en tout cas, dans ce film... non? Que demander de plus? La vie est belle, même si c'est une grosse merde qu'il faut re-bouffer tous les jours, comme dit Liva. Par exemple, j'aurais aimé que la scène où apparaît le terrible Toshiro Mifune, le 7ème samouraï ou plutôt le 7ème samovar, déborde carrément du cadre, mais ça n'aurait plus été le même film, et elle est formidable, cette scène-là... Non, on est bien... même si on aurait aimé que... Bon, c'est déjà rare, de voir un film comme ça, surtout par les temps qui courent... La rencontre d'une prostituée devenue gouvernante, de deux frères dont un simple d'esprit et d'un sale morveux viré de son internat, ça peut donner une improbable famille, mais tellement attachante... Parce que c'est une belle histoire de famille, en fin de compte, on a envie que ça dure, il y a quelque chose d'utopique, là-dedans...

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